La question du deuil et des commémorations d’après-guerre dépasse également le cadre interne au Lycée, ce dernier s’associant à d’autres cérémonies. Le 28 janvier 1919, le proviseur du Lycée Corneille annonce à l’Inspecteur d’Académie que les enseignants, réunis en Assemblée générale du lycée, « seront fiers de voir les noms des leurs, morts pour la Patrie, associés à ceux de leurs collègues de l’enseignement primaire tombés au champ d’honneur ». Ils portent une réserve sur le lieu d’implantation du monument, mais « adhèrent unanimement à l’idée d’avoir une souscription au Lycée Corneille en vue de l’érection d’un monument consacré aux instituteurs de la Seine-Inférieure morts pour la Patrie ». Le proviseur du Lycée, Mr Bellé sera d’ailleurs l’un des vice-présidents du comité d’action en faveur de l’érection du monument à la Gloire des Educateurs de l’Instruction publique de Seine-Inférieure qui rend hommage à 226 enseignants.

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[Sources : ADSM, 1 T 1499]

Durant la guerre même, la cérémonie de distributions des prix qui précède immédiatement la fête nationale est l’occasion de communier, autorités, enseignants, parents et élèves au souvenir des Anciens du Lycée tombés au Champ d’honneur. Ainsi les deux discours prononcés en 1915 et en 1916 sont-ils particulièrement éclairants.

Discours prononcé par M. A. Genevray, proviseur à la distribution des prix du Lycée Corneille le mardi 13 juillet 1915 : Mesdames, Messieurs, mes chers amis, « ce ne sera pas une fête », a dit en maintenant cette distribution le grand maître de l’Université. Non, ce ne sera pas une fête, mais une cérémonie grave et fière, la solennité du souvenir. Et c’est à moi que revient l’honneur de saluer nos morts ; Ils étaient là, comme vous, il y a seulement un an, un an déjà, tout à la joie de s’entendre nommer sur cette estrade, où ma voix, en les appelant, sonnera comme un écho : Marcel Teissier, élève en Première, engagé volontaire au début des hostilités, tué en Belgique à 18 ans, André Sevestre, admissible à Saint-Cyr, admis, nommé sous-lieutenant, tué en Champagne à 19 ans. Ils étaient là nos Saint-Cyriens de la promotion de la Croix du drapeau, reçus en 1913, officiers en 1914 : Pierre Germain, tombé dès le mois d’août en Belgique, Louis Dumoutier, tué devant Reims en septembre, à 20 ans tous les deux, et Jean Le Picard, admissible à l’ENS, mort à 23 ans à l’hôpital de Verdun. Parmi vous assis, il y a deux ans, le bon Lemoigne, à la fois élève de Spéciale et surveillant d’internat, tant aimé de nos petits de Joyeuse. Maréchal des logis d’artillerie, tombé sur sa pièce avec tous les servants fauchés par l’éclatement d’un obus, il n’a pas connu sa nomination d’officier, signée, déjà parvenue le lendemain. Et tous ceux encore qui firent le sacrifice de leur existence avec tant d’héroïque ardeur que les vers de La Fontaine nous reviennent invinciblement à l’esprit : …vois ces jeunes mourir, vois les marcher, vois les courir, à des morts, il est vrai, glorieuses et belles, mais sûres cependant et quelquefois cruelles. Ces jeunes, ce sont Charles Loyer et Mondeville, Demarest, Michau, Le Morvan, Louis Valois, Daniel Coursaux, les sous-lieutenants Charles Didier et André Fraenckel, tous entre 20 et 25 ans. Leurs maîtres, comme le sous-lieutenant Appert, un de nos excellents professeurs du Petit Lycée d’Elbeuf, tué le 25 mai. Leurs aînés leur montraient la route glorieuse et n’étaient pas plus épargnés : Girrer, Fauquet, Roehrich, Edouard Hazard, Hubert, Dreyfus, Maurice Delamare, Longère, Néel, Jean Harlé, Marcel Lemoine, Heymann, Franqueville, Charles Müller, Dalleinne, Guillemin, André Provotelle, Verner, les deux Canivet, et trop sûrement, tant d’autres encore. Cette liste si longue est bien incomplète. Comment savoir où sont actuellement ce que sont devenus tous nos anciens élèves ?

Il nous faudra le savoir cependant, et puisque je m’adresse en ce jour, à leurs parents, à leurs camarades, à nos amis, au public tout entier, je demande qu’on me fasse connaître tout ce qui peut être à la gloire de nos enfants, ce qui nous permettra de rendre à tous ceux dont nous sommes fiers, à ceux-là surtout qui firent pour le salut commun le don d’eux-mêmes, le pieux hommage qui leur est dû, de conserver leurs noms, ces noms qui ne sauraient plus périr : « mourir pour le pays est un si digne sort, qu’ils briguèrent en foule une si belle mort.

J’ai voulu saluer d’abord ceux qui ne reviendront plus. Mais d’autres nous ont quittés, vers qui vole notre pensée, à qui je m’adresse notre affectueux souvenir, et tous nos vœux, du fond du cœur. Ce sont nos 25 fonctionnaires mobilisés, vos maîtres, partis à l’appel de leur classe, ou volontairement comme votre professeur de philosophie, l’infirmier militaire Gignoux, engagé malgré son âge, et ceux qui ont été blessés, les sergents Voignier, Duc, Capron, et ceux qui ont été promus pour leur belle conduite, comme le sous-lieutenant Riegel, le lieutenant Debidour, le capitaine Lanier. Ce sont nos élèves, les jeunes soldats aussi bien que leurs aînés, dignes de leurs maîtres et de la maison qui les a formés, ceux qui ont été blessés, ceux qui ont été cités à l’ordre du jour, qui ont reçu d’éclatants insignes : Georges Piequet, la médaille militaire à 22 ans, Bierre, 21 ans, la légion d’honneur, ou ces deux frères : Jacques Humbert, lieutenant blessé trois fois, médaille militaire et chevalier de la Légion d ‘honneur à 21 ans, et Jean Humbert, lieutenant, grièvement blessé par deux fois, décoré de la Légion d’honneur, devant le front des troupes à 19 ans, par son père, général de division, commandant d’armée. Nous avons ressenti des émotions profondes en apprenant leur bravoure et sa récompense. Vous avez tressailli d’orgueil quand on vous les a fait connaître. Car ce n’est plus, comme autrefois, dans le silence, à l’écart de la vie publique, que vous avez travaillé pendant ces dix mois, si remplis d’extraordinaire. Certes nous avons pu, grâce à de bonnes volontés précieuses dont je serai toujours reconnaissant, retrouver à l’Ecole de Médecine, à l’Ecole des Sciences, à l’Hôtel des sociétés savantes, des salles qui nous ont permis d’assurer tout notre enseignement grâce au concours de collègues anciens et de collaborateurs nouveaux, comme les dévoués Professeurs de l’école Normale, que je remercie également, vous avez pu suivre vos classes et préparer vos examens. Mais dans cette ville de la zone des armées, dan ces rues où se coudoyaient tant d’uniformes variés, secouées au passage des camions de ravitaillement, traversées par le vol des motocyclettes portant des ordres, l’atmosphère n’était plus la même. Dans cette « caserne Corneille, les plus âgés d’entre-vous, les plus capables de ressentir ces impressions fortes, restaient encore, allaient et venaient, matin et soir, au milieu des hommes qu’on voyait arriver, s’équiper, partir pour le front, des fleurs au canon des fusils, et les commandements des sergents ponctuaient la leçon du professeur de philosophie. Sans doute, nous avions évité dans l’intérêt de vos études et de l’avenir, de toucher trop à vos programmes. C’était notre devoir pourtant d’y mêler un autre enseignement, celui de la vie, des réalités parfois angoissantes qui nous entouraient. Nous avons été les premiers à vous ouvrir les yeux sur les misères qu’il était en votre pouvoir de soulager. Elles ont été nombreuses, les oeuvres d’assistance et de solidarité que vous avez soutenues sur les indications de vos maîtres, et les malheureuses populations du Nord envahi, de la Belgique martyre vous ont dû l’allègement d’une partie de leur injuste souffrance. Aux larges souscriptions, vous avez joint les dons en nature, plus personnels, non moins utiles. Chacune de vos classes, avec une ingéniosité touchante, a voulu faire au moins aussi bien que la classe voisine : vous avez eu la préoccupation de n’oublier ni ceux d’ici, ni ceux qui, là-bas, gardaient les tranchées, sous la neige et dans la boue. Vous avez distribué des vêtements chauds au moment des départs. Et quand nous entrions dans vos salles, c’était, sur la table, à gauche, à droite du professeur, un admirable amoncellement des objets les plus divers, préparés pour le prochain envoi. Je sais même des classes qui ont adopté des soldats sans famille, et leur prouvent encore qu’ils ne sont pas les seuls. J’en connais d’autres qui profitaient de la liberté du jeudi pour aller réconforter nos blessés et leur porter quelques douceurs accueillis avec reconnaissance. Vous vous êtes, sans vous lasser, sous des formes délicates, montrés généreux. Je n’ai, sur ce point, que des éloges à vous adresser.

Après vous avoir fait écouter la plainte, souvent bien discrète, de ceux qui souffraient, comment n’aurions-nous pas ouvert largement vos classes aux rumeurs de l’immense mêlée, aux échos de notre 75 tonnant dans les campagnes ? Quand frémissait la France entière, nous voulions sentir battre vos cœurs. De là ces libres entretiens, nos communiqués à nous, sur l’héroïsme de la veille : lecture des lettres que vos professeurs nous avaient adressées du fond d’un abri sous terre, lettres admirables de joyeux entrain et de confiance invincible, recherche dans l’Officiel des citations encore plus belles que les autres, récit de luttes épiques qui semblaient dépasser l’imagination, comme la résistance des fusiliers-marins à Dixmude, ou le combat de l’avion contre le zeppelin foudroyé. C’était le début du cours, puis vous repreniez plus gaiement le travail ordinaire. Aussi ne vous-t-on refusé, ni l’émotion des grandes scènes, l’entrevue poignante des vieillards de Thann et du général Joffre apportant à l’Alsace le baiser de la France, ni la joie des belles paroles, expression des pensées les plus hautes, le salut à l’Italie du président de la Chambre, et l’apostrophe « aux morts de Magenta » digne de l’éloquence antique. Il faudrait être bien insensible pour ne point se laisser pénétrer par tant de grandeur, pour ne pas vibrer tout entier sous la poussée de cet héroïsme qui souffle des champs de bataille, oublieux de sa dignité pour gaspiller les jours en distractions frivoles, quand vos frères arrosent de leur sang chaque pouce de terrain qu’ils arrachent à l’ennemi, terriblement aveugle pour ne pas apercevoir les responsabilités proches. Aux heures solennelles que nous vivons, nous avons tous envers le pays des obligations sacrées. Vous en avez surtout, vous les fils de cette maison dans laquelle a pensé Corneille. Ecoutez-le, « quand il s’agit de courage et d’abnégation » : écoutez-le, vous aurez, vous aussi, « trop de force ayant assez de cœur », écoutez-le, « pour ne différer plus ce que vous devez faire », écoutez-le : « faites votre devoir ». Vous ouvrirez alors vos esprits et vos cœurs aux enseignements graves, au respect de la discipline, à la volonté du dévouement, au culte de l’honneur, à l’admiration des blessés qui porteront toujours les marques de leur vaillance, à la vénération des morts, à l’ambition de vous montrer dignes d’eux dès maintenant, à l’espoir d’assurer un jour à notre pays tout le fruit de leur généreux sacrifice. Car si vous devez regarder l’avenir avec assurance, il ne faut pas vous y tromper, jeunes gens qui serez bientôt des hommes, vous aurez une grande et lourde tâche à remplir. Travaillez aujourd’hui, fortifiez vos corps, affermissez vos âmes, pour que votre génération se trouve à la hauteur du devoir de demain. Le champ fécondé par le sang va produire une moisson puissante, mais pour la recueillir, les moissonneurs moins nombreux devront être d’autant plus robustes. Le comptoir, la ferme, l’usine, le commerce extérieur, tous les métiers, tous les emplois, toutes les fonctions appelleront des bras infatigables, des intelligences assouplies et fortement préparées, toutes les qualités, toutes les vertus, le jour où la France ayant délié son armure, vous montrera son nouveau domaine, et vous confiera ses destins. Le jour viendra. Les nations se sont révoltées contre la tyrannie qui prétendait les asservir à ses égoïstes besoins, ériger sur les ruines sa folie d’orgueil au dessus de tout. Les grands peuples sont accourus à la défense des plus faibles. Ils ont prodigué loyalement leur or, leur vigueur et leurs meilleurs fils, et juré de ne point suspendre leurs coups avant l’heure où sera, pour toujours, abattue la race de proie. L’heure viendra. Contre la force brutale en quête d’adversaires et de victimes, les forces morales, invulnérables, éternelles, sont debout. C’est la beauté, devant les destructeurs de Louvain et de Reims. C’est le droit, face aux déchireurs de traités, aux noyeurs de femmes, aux mutileurs d’enfants. Idée, grandes idées, Pitié, Raison, Justice, Honneur, marchez aux barbares ! Et toi, que nous invoquons en une héroïque prière, Amour de la patrie, conduis nos bras. Combats dans nos rangs, Liberté, liberté chérie. Sous nos drapeau, que la Victoire, accoure à tes mâles accents, que tes ennemis expirants voient ton triomphe et notre gloire ! »

Discours prononcé par M. Bellé, proviseur à la distribution des prix du Lycée Corneille le 13 juillet 1916 : Mesdames, Messieurs, chers élèves. Pour être fidèle aux instructions de M. le ministre et justifier la désignation qu’il a faite du chef de l’établissement pour présider cette cérémonie, je dois me borner à relater brièvement devant vous les faits de guerre intéressant le personnel, les élèves et les anciens élèves du Lycée Corneille, qui sont survenus depuis la dernière distribution des prix, mais je ne pense point sortir du cadre qui m’a été tracé, en même temps que j’ai la certitude de répondre à votre sentiment intime, en saluant tout d’abord la mémoire de celui qui, l’an denier, occupait cette place, de M. le proviseur Genevray […] Je rencontrerai sans doute aussi l’unanime approbation en adressant l’hommage de notre profonde admiration et de nos voeux ardents au noble et infortuné peuple serbe, dont les fils généreux, après le plus lamentable exode qu’ait enregistré l’histoire des hommes depuis l’époque d’Attila, sont venus réconforter leur détresse sur cette terre normande qui leur a été si hospitalière, qui les a entourés d’une si touchante affection, en attendant que sonne l’heure réparatrice où ils retrouveront, après la victoire, leurs foyers dévastés, mais toujours chers.

Tous ici, maîtres et élèves, se sont appliqués à l’envi à leur rendre attrayant le séjour de notre vieux lycée ; j’ai cependant le devoir de remercier en leur nom tout spécialement MM Montailler et Bertaux, qui, avec autant de bonne grâce que de dévouement, leur ont appris à parler notre langue, et M. Leitz, qui s’est appliqué avec la plus infatigable et la plus ingénieuse activité à leur faire visiter les beautés et les curiosités de notre région. Quant aux personnes qui, hors du lycée, les ont accueillis avec un si aimable empressement et une si délicate générosité, leur faisant retrouver les joies de la famille perdue, je voudrais leur rendre un public hommage, et je n’ose le nommer, étant assuré que j’effaroucherais leur modestie, si je me résigne à contre-coeur à taire leur nom, c’est qu’il est, je n’en puis douter, sur toutes vos lèvres.

Dans la Grande Guerre, les descendants de Rollon, des Guillaume le Conquérant et des Robert Guiscard n’ont point démenti la vaillance de leur race, partout où le devoir les a appelés, en Artois, en Champagne, à Verdun, les régiments normands, qui ont supporté les chocs les plus rudes, les plus dures rencontres, se sont couverts d’exploits, serez-vous surpris que le courage héréditaire de cette province se soit exalté jusqu’au plus sublime héroïsme chez ceux de ses fils dont le mâle génie de Corneille a trempé l’âme, enflammé le patriotisme et affermi le bras ? Honneur à ces vaillants qui, avec un complet oubli d’eux-mêmes et un stoïque mépris du danger, ont prodigué leur sang sur tous les champs de bataille de l’Occident et de l’Orient ! Inclinons-nous d’abord avec un pieux respect et une reconnaissance attendrie devant ceux que la mort nous a ravis. Parmi nos maîtres, M. Louis Debidour, professeur d’histoire qui, par sa belle conduite, avait conquis rapidement les galons de sous-lieutenant, puis de lieutenant, a été tué dans l’offensive de Champagne, en septembre dernier. M Delevoye, professeur de gymnastique, soldat au 39e de ligne, a disparu dans la même offensive.

Depuis un an, 68 de nos anciens élèves ont succombé sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures. Voici à peu près, dans l’ordre où la nouvelle nous est parvenue, les noms de ces vaillants : le lieutenant de chasseurs alpins Henri de Colombel, Jean Harlé, lieutenant au 24e Territorial, Lucien Lambert, caporal au 39e, Marcel Savary, sergent au 4e Zouaves, Jean Leblond, décédé à bord du Duguay-Trouin des suites de ses blessures, Paul Duhaut, Eugène Brisemeure, Hubert, René Leblond, lieutenant, porte-drapeau du 21e territorial, Maurice Le Caisne, Paul Mégard, Mirville, Jean Villette, aspirant au 168e RI, Jean Faillard, Lucien Fleury, sergent au 24e, Jean Galtier, sous-lieutenant au 28e, Jean Pourmarin, engagé volontaire, sous-lieutenant au 24e, le commandant Achille Hislaire, du 25e, le sergent Tesnière, du 169e, Maurice Doliveux, sous-lieutenant au 28e d’artillerie, mort à Moudros (île de Lemnos), d’une maladie contractée aux Dardanelles, Louis Boutonnet, sous-lieutenant au 1e étranger, Plumay, Malandrin, le lieutenant Andté Boulé, le sous-lieutenant du 129e Maurice Cornière, engagé volontaire, Georges Lamorte, soldat au 39e, Georges Malandain, téléphoniste au 274e, le sous-lieutenant Gaston Le Carbonnier de la Morsanglière, Henri Cantinat, sergent au 274e, Pierre Cartier, Jean Tanchot, sous-lieutenant de chasseurs alpins, le soldat André Pierre Marie-Cardine du 287e, le sergent Fernand Laurent du 403e, Jean Alloend-Bessand, soldat au 104e de ligne, le jeune poète de 19 ans Robert Thurin, aspirant au 11e d’artillerie, à qui M. Barrès a consacré un article ému, et dont les vers auront une place dans l’anthologie des écrivains tués à l’ennemi que prépare M. Carlos Larronde, le quartier-maître mécanicien Henri Laboureur, le lieutenant André Filoque, Henri Loyer, maréchal des logis au 25e Dragons, les sous-lieutenants Jean Morel du 151e d’Infanterie et Goerges Lacoste, Pierre Braun, de la promotion Saint-cyrienne de la Croix du drapeau, légionnaire de 21 ans, Edmond Durocher, sous-lieutenant au 48e d’artillerie, Achille Gaubert, caporal au 90e d’infanterie, et son frère Henri, du 151e, les sous-lieutenants d’infanterie Robert Deforges, Albert Lervy et Daniel Tafournel, Pierre Ollivier, soldat au 3e Zouaves, Albert Ferry, le sergent Maurice Dudan, André Cerné, sous-lieutenant au 74e, le lieutenant Robert Vannier, l’infirmier Raymond Georges Leblond, Maurice Alexandre, sous-lieutenant au 84e d’Artillerie lourde, les sous-lieutenants André Lecorney et Charles Müller, le brancardier André Valois, Georges Louis Potel, agent de liaison au 274e, les sergents Gabriel Sionville du 274e et Paul Michel, Marcel Henri Leroux, aspirant au 129e, le lieutenant Lespierre, Henri Lephay, Charles Dumont, lieutenant au 21e territorial, Jacques Grimpard, Maurice Dreyfus, lieutenant d’artillerie, Emile Bleuzet.

Liste funèbre et glorieuse, incomplète sans doute, malgré sa longueur ! A ces noms s’en ajouteront d’autres, il faut le craindre, de disparus, dont la famille anxieuse attend des nouvelles et qui dorment déjà leur dernier sommeil dans quelque coin ignoré des champs de bataille, en captivité ou dans la profondeur des mers. Si nous ne sommes point assurés d’avoir fait le recensement complet de nos morts, combien il est plus malaisé de dénombrer ceux qui ont été seulement blessés et dont la vie a été jusque-là épargnée ; beaucoup, jugeant leurs blessures peu graves, ont négligé de nous les faire connaître, et notre énumération sera sans doute très loin d’être complète.

Dans le personnel du lycée, signalons MM. Richardot, professeur de sixième, lieutenant au 47e, Duc, préparateur au 154e, Ponceau, professeur de dessin, soldat au 147e de ligne, M. le pasteur Lauga, l’aide de cuisine Bruquel et la garçon de laboratoire Hellain.

Parmi les anciens élève nous relevons les noms du sous-lieutenant Charles Léchères, de la promotion Saint-Cyr de la Revanche, fier d’avoir été blessé en Lorraine annexée, Marcel Widmer, sous-lieutenant au 62e d’Artillerie, le sergent Jean Le Hénaff, le capitaine de cavalerie Maurice Martin, le canonnier Octave Ozanne, le lieutenant d’artillerie Jean Lebelle, André Tayot, du 39e d’infanterie, les aspirants Henri Cuvinot et Fernand Besançon, le sergent Gaston Duchamp, le lieutenant Pierre Bourdon, le capitaine Georges Campmas, le lieutenant de chasseurs Georges Bedet, Robert Hue, chef de bataillon au 302e, le canonnier Marc Teinturier, le sous-lieutenant d’artillerie Raymond Hervet, André Pilet, caporal au 129e, André et Jean Pavillon, lieutenants d’artillerie, le maréchal des logis André Delahaye, le sous-lieutenant André Duwoos, du 35e d’artillerie ; le sergent Paul Michel, Gabriel Boillet, soldat au 39e, frappé de 17 blessures, le sous-lieutenant Marcel Morize, Pierre Gardinier, sous-lieutenant au 148e, le sergent Edouard Wolf, du 129e, engagé volontaire, le brigadier de dragons Georges Piequet, le sous-lieutenant Bierre, les lieutenant Jacques Hubert, blessé 3 fois et son frère Jean, entré premier à l’école de Saint-Cyr en 1913, blessé grièvement deux fois, faits tous deux chevaliers de la Légion d’honneur, le sous-lieutenant Georges Almy, le maréchal des logis de Cuirassiers Léon Congis, blessé cinq fois, Chevaldin, Jean Lesigne, Paul Hazard, le lieutenant Raymond Chanoine-Davranches, Louis Grandsert, le caporal André Pilet, engagé volontaire, décoré de la Médaille militaire, reçu il y a trois mois à l’Ecole navale, le sergent Tanchot, Edouard Henry, sous-lieutenant au 7e d’artillerie, Jean Mainnemare, Félicien Quilhot, engagé volontaire, blessé deux fois, le lieutenant d’Etat-major Jean Delens, le sergent Roger Harlé et son frère le caporal Louis Harlé.

Notre moisson de gloire a été si riche que si j’entreprenais de vous lire toutes les citations à l’ordre du jour méritées par nos héros, je retiendrais votre attention pendant de longues heures ; j’y renoncerai donc à regret, m’en consolant à la pensée que le texte intégral en sera reproduit dans le Livre d’or qui sera consacré à la Grande Guerre ; je ne puis davantage songer à faire un choix entre elles et à décerner des rangs à ces braves, qui ont tous mérité le premier prix d’héroïsme. Courage tranquille et résolu, fougueuse bravoure, inébranlable fermeté, dévouement secourable pour les compagnons d’armes, sang-froid, décision, esprit de sacrifice, oubli de soi-même, mépris du danger et de la mort, de toutes ces vertus guerrières il n’en est aucune dont nous ne trouvions dans ces pages frémissantes, les exemples les plus divers, les plus admirables et les plus touchants.

C’est là qu’il faut chercher, non ce « surhomme » qui, transporté d’orgueil s’arroge sur les autres une prétendue supériorité le dispensant d’observer à leur égard la justice et la pitié, et l’autorisant au contraire, à se servir d’eux comme de simples instruments de ses dessins égoïstes et de ses ambitions, mais l’homme à la conscience droite, au caractère intrépide, au coeur généreux, en qui l’amour de la Patrie et de la haine du brutal et rapace envahisseur décuplent l’énergie, l’audace et la volonté de vaincre pour sauver la liberté et le droit. Laissons à l’Allemagne des surhommes et gardons le culte de nos héros.

Dans l’impossibilité où nous sommes de raconter tant de hauts faits dignes de Plutarque, bornons-nous aujourd’hui à rappeler les noms de ceux qui les ont accomplis. Parmi les professeurs, le lieutenant Debidour, le capitaine d’Etat-major Lanier et l’aide major Julien, surveillant d’internat ont été l’objet de brillantes citations et décorés de la Croix de guerre.

109 de nos élèves ou anciens élèves ont mérité une ou plusieurs fois le même honneur : Maurice Julien, Pierre Germain, Daniel Coursaux, André Fraenckel (2 citations), les trois frères Harlé, Jean Roger (2 citations) et Louis, René Leblond, Lucien Fleury, Maurice Doliveux, Henri Laboureur, Léon Congis (3 citations), Georges Lacoste, Pierre Le Morvan, Charles Benoist, Emmanuel Fortin, Raoul Dupendant, George Muterel, Charles Léchères, Fernand Piolé, Robert Deforges, Daniel Tafournel, Henri de Beaupuis, Fernand Godet (2 citations), Maurice Dudan, André Bertin, André Cerné, Robert Vannier (2 citations), Lucien Fauquet (3 citations), et son frère Emile, deux fois cité et fait chevalier de la Légion d’honneur, Georges Leblond, Louis Bosc, Charles Weltzelmeyer, Maurice Alexandre, Marcel Widmar, Jean Le Hénaff, Francis Canonville-Deslys, Maurice Lecomte (2 citations), Gaston Bonel, Gustave Ozanne, le chef d’escadron Pépin, Pierre Bablon, Jean Lebelle, Paul Dézon, Pierre Forestier (2 citations), Charles Müller, Fernand Besançon, Gaston Duchamp, Albert Valois et son frère Louis, Pierre Bourdon, Auguste Champmas (2 citations), Jacques Genevray (2 citations), Jean Lecaplain, le commandant Desbuissons, Emile Borschneck, Louis Potel, Emile Bedet, Gustave Maignan, Gabriel Sionville, Olivier Roehrich, Joseph Andrieu, Robert Hue, Marc Teinturier, Marcel Robineau, Henri Lemoine, Raymond Hervet, André Pilet, Jean et André Pavillon, Henri Leroux, André Delahaye, René Capelle, Charles Cahin, Pierre Gaudray (2 citations), André Duwoos, Charles Dulont, Gaston Buisson, Octave Crutel, le lieutenant Malgrat, Jean Pourmarin, Xavier Bernhard (3 citations), Robert Thurin, l’adjudant Polet, Abel Baumgartner, Pau Mirouel, Paul Martin, Maurice Cornière, Lucien Bourdin, Gabriel Boillet, Jean Villette, Marcel Morize, Pierre Gardinier, l’aide major Liégaux, André et Daniel Elouard, Georges Almy, le sous-lieutenant Didier (2 citations), Maurice Danet, Jean Dimey, Edouard Henry, Albert Née (3 citations), Pierre Herzog, Georges Monflier, Raymond Chanoine-Davranches, le sous- lieutenant Marie, André Filoque, Jean Mainnemare, Emile Bleuzet, Jean Delens, Albert Graillon, Louis Boutonnet (3 citations), André Lefort, Robert Manchon, Yves Porcher, Georges Piquet, Jules Jacob, Maurice Lallemant, René Dubuc, Et sans parler de citations que je n’ai pas pu connaitre à temps, beaucoup ont dû faire preuve d’un grand courage à qui il n’a manqué que de la chance pour être remarqués. Oh ! combien d’actions, combien d’exploits célèbres, sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres.

La consolation de ces braves, c’est que, si leur nom reste obscur, leur valeur resplendira dans le rayonnement de la victoire, dont ils auront été les modestes mais magnanimes artisans. Faire le recensement de tous ceux qui ont été promus reviendrait presque à nommer tous ceux qui ont pris part aux hostilités et qu’une mort trop prompte n’a point ravis ; d’autre part, soit modestie, soit oubli, un grand nombre ont négligé de nous faire connaître leur avancement. Nous devons donc nous borner aujourd’hui à relever quelques noms qui nous ont été signalés, nous réservant de compléter la liste pour le Livre d’or, lorsque nous aurons eu le loisir d’être mieux renseignés. Le temps n’est plus comme en 1793 des « généraux imberbes » franchissant en quelque bonds tous les rangs de la hiérarchie militaire, et s’ils avaient à subir aujourd’hui les conditions de la guerre moderne, les Marceau et les Hoche ne gagneraient plus les étoiles à 24 ou 25 ans. Mais si nous ne rencontrons pas d’exemples d’un avancement aussi vertigineux, nous pourrions citer les noms très nombreux de vaillants qui ont par leurs vertus guerrières conquis rapidement des grades plus élevés.

M. le professeur Debidour, parti sergent, était lieutenant lorsqu’il a succombé en Champagne, son collègue, le sous-lieutenant Richardot, a gagné un deuxième galon, il en est de même de M. Pacaut, professeur de sciences naturelles qui a été promu médecin aide-major de 1e classe, M. Camille Chemin, le poète sensible et délicat, le pénétrant analyste de « c’est la vie » professeur, ancien élève de ce lycée, simple soldat au début, est officier commissaire-interprète à Malte, M. Lanier, de lieutenant vient d’être fait capitaine d’Etat-major, enfin M. Gignoux, professeur de philosophie, engagé volontaire à 50 ans, a été nommé officier il y a quelques jours.

Parmi les anciens élèves, les 6 polytechniciens de 1914 : Pierre Bablon, Charles Benoist, André Bertin, Marcel Chalos, Raymond Hervé, Henri Trumet et les Saint-cyriens de la même promotion : Georges Almy et Charle Léchères sont sous-lieutenants, Jean Villette et Charles Thurin tombés à 19 ans, avaient les galons d’aspirant. Maurice Doliveux de brigadier était devenu sous-lieutenant avant de succomber à Moudros, les caporaux du début Daniel Elouard et Pierre Forestier ont le même grade, les simples soldats Charles Benoist, Henri Cuvinot, André Delahaye, Fernand Besançon, Emmanuel Elouard ont aussi conquis l’épaulette. Il en était de même de Jean Pourmarin et Edmond Durocher, tombés au champ d’honneur. Les sous-lieutenants Robert Vannier, Jean Lebelle, Emile Maignan, Amable Lespierre, tué il y a peu de jours devant Verdun, André Pavillon, Bierre, entré à Saint-Cyr en 1913 ont été promus lieutenants, il en est de même de Fernand Godet, parti sergent et qui eut l’insigne honneur de rentrer le premier à la tête de sa compagnie dans le fort de Douaumont reconquis, les médecins aide-majors Jean Cerné et Yves Porcher ont été élevés à la première classe, les lieutenants Raymond Chanoine-Davranche et Xavier Benrhart, partis sous-lieutenants, sont aujourd’hui capitaines, Georges Taloppe qui, il y a cinq ans, à peine était encore sur nos bancs et qui est entré à Saint-Cyr en 1911 vient aussi de gagner son troisième galon. Les capitaines Emile Borschneck et Paul Mirouël sont commandants. Enfin Robert Nivelle, simple colonel au début de la guerre, promu successivement général de brigade et de division, puis commandant de corps d’armée et commandant d’armée, soutient depuis plus de deux mois devant Verdun, contre les troupes du Kronprinz, la lutte formidable qui immortalisera son nom et grâce à laquelle les alliés ont pu préparer plus sûrement l’offensive qui entraînera, nous en avons la ferme confiance, l’irréparable défaite des Barbares. Sur lui depuis de longues semaines, se tournent tous les regards et toutes les espérances des Français, sur lui je veux, en terminant, arrêter votre pensée. Méditez, mes chers enfants, et efforcez-vous d’appliquer dan votre conduite les fortes paroles qu’il m’écrivait le 30 mai dernier en réponse à l’expression de reconnaissante admiration et aux voeux que je lui avais adressés au nom de notre vieux lycée : « Que chacun, à la place où les circonstances le mettent, fasse tout son devoir, et la France, grandie par ses sublimes épreuves, par l’héroïsme dont ses soldats ont élevé les limites jusqu’à des hauteurs insoupçonnées, reprendra bientôt dans une paix glorieuse sa mission de travail et de lumière pour le bien de l’Humanité ». »

D’autre part, le souvenir de la Grande Guerre sera également perpétué à travers sept prix décernés aux élèves du lycée et rappelant les sacrifices de leurs aînés, prix fondés par les parents des défunts en l’honneur de leur fils ou père tué au combat. Il s’agit ainsi :

– du prix André Fraenckel : « Prix du sous-lieutenant André Fraenckel, chevalier de la Légion d’honneur, ancien élève du lycée Corneille, cité deux fois à l’ordre de l’Armée, tombé glorieusement au champ d’honneur dans sa 21e année, le 4 mars 1915 à la tête de sa compagnie : « la certitude d’une belle mort ne laisse place à aucune crainte » Ce prix d’excellence existe déjà en 1930-1931. Il n’est pas distribué en 1931-1932, il est attribué en 1932-1937 à un élève de première puis à un élève de 3e en 1945-1946. Il disparaît en 1959-1960. Au Petit Lycée d’Elbeuf existe également un prix André Fraenckel donné à un élève de Première en version latine.

– du prix Marcel Savary, décerné par M. Savary en Sciences naturelles en troisième à partir de 1931-1932 « en mémoire de son fils Marcel Savary, ancien élève du Lycée Corneille, tombé au champ d’honneur. » 

– du Prix René Duval « René Duval, lieutenant au 89e RI », prix d’excellence remis à l’élève le plus brillant de Maths élém depuis 1928-1929. Ce prix existe encore en 1945-1946. Il disparaît en 1959-1960.

-du prix Léon Levasseur en mathématiques en classe de Première offert par Mr Levasseur « en mémoire de son fils, Léon Levasseur, ancien élève du Lycée Corneille, engagé volontaire, tombé au champ d’honneur, devant Doiran le 13 août 1916 à l’âge de 18 ans. » Ce prix, distribué à partir de 1919-1920, existe encore 1945-1946, mais a disparu en 1949-1950. Un décret du 4 juillet 1923 autorise même le Proviseur à accepter une donation des parents de Léon Levasseur comme l’indique le Journal de Rouen.

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[Sources : Journal de Rouen, 8 juillet 1923]

– du prix Paul Leroux, décerné au meilleur élève de classe de Première puis de seconde en Histoire moderne : « Paul Leroux, ancien élève du Lycée Corneille, sous-lieutenant au 208e RI, Chevalier de la Légion d’honneur, tombé glorieusement au champ d’honneur en se portant à l’assaut des positions ennemies le 25 août 1918. » Ce distribué à partir de 1919-1920, il existe encore en 1945-1946. Il disparaît en 1959-1960.

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[Sources : Journal de Rouen, 5 novembre 1921]

– du Prix André Danet : dans les années 1920-1930, son frère Maurice Danet (future victime de la Seconde Guerre mondiale) distribuait chaque année aux élèves de Première un Prix remis en Seconde en Histoire « en mémoire de l’aspirant André Danet, 150e RI, mort le 25 août 1917 à Verdun ». Puis ce prix sera remis aux élèves du cours de Saint-Cyr en 1932-1933 (en Histoire-géographie) puis aux élèves en Maths Elém en 1934-1935 (en Histoire). Ce prix existe encore en 1941-1942 (décerné alors en Seconde). Il est encore distribué à un élève de classe préparatoire au baccalauréat qui s’est le plus distingué dans l’étude de l’Histoire en 1962-1963.

– du Prix Louis Debidour fondé par M. Antonin Debidour, professeur d’histoire pour perpétuer la mémoire de son père, Louis Debidour, professeur au Lycée Corneille de 1904 à 1914. Ce prix est décerné à l’élève des classes supérieures qui a fait preuve en première de la plus claire intelligence des faits historiques entre 1937 et 1958. Il disparaît en 1959-1960.

Conclusion :

Ainsi la Mémoire de la Grande Guerre dans notre établissement est-elle conservée au delà des générations jusqu’au début des années 1960. Ensuite le souvenir se fait plus discret et les cérémonies du 11 novembre minimalistes. « Notre Vieux Lycée » lui-même ne les évoque plus guère sauf en décembre 1977 dans son numéro 150 dans un petit article « Une émouvante cérémonie s’est déroulée le 10 novembre en l’honneur des élèves et anciens de notre Maison morts au Champ d’Honneur des deux guerres. L’assistance fut réunie devant le monument portant la liste des disparus. Le proviseur Gauthier présidait la cérémonie avec Monsieur le Recteur d’Académie, entourés du censeur, de professeurs et élèves ainsi que des représentants des Associations de Parents d’élèves. Quant à notre Association, elle était représentée par le Président honoraire Bernard Gence. En une sobre allocution, le proviseur rappela la grandeur des sacrifices consentis par nos Anciens pour la sauvegarde de la Patrie. Puis deux élèves de Terminale lurent l’appel aux morts et il en est près de deux cents ! Après une minute de silence observée dans un émouvant recueillement, deux élèves vinrent déposer la couronne, gage de la fidélité du souvenir. »

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