Le sculpteur du Monument aux Morts

Ses oeuvres en tant que sculpteur :

– Le monument aux morts de la ville d’Auffay

– Le monument aux morts de la ville d’Elbeuf

– Le monument funèbre du cardinal Thomas à la cathédrale de Rouen

– La statue de la Pleureuse de Piana, groupe sculpté figurant Eve retrouvant le corps de son fils Abel et réalisé en 1903. Ce monument a été acheté par l’Etat au salon des artistes Français de 1903, remise au musée du Luxembourg en 1911 où il prit le n° d’inventaire LUX 315. Elle est répertoriée au Musée d’Orsay. Elle a été attribuée par le Ministre des Beaux-Arts à la commune de Piana en 1923 (arrêté de dépôt du 21/09/1923). Elle était destinée au monument aux morts de la commune.

– La Gueuse, prix du Salon

– La Nouvelle muse

– L’opprimé

Ses oeuvres en tant que peintre :

– Paysages de bord de rivière au soleil couchant

– Côtes bretonnes animées

– Les quais de la Seine à Rouen

La maison Guilloux et Rose est installée à l’époque au n°20 quai Saint-Sever. Elle obtient la médaille d’argent lors de l’Exposition des Beaux-Arts de Rouen en 1880, la médaille d’or à l’Exposition des Beaux-Arts de Caen en 1883, la 3e médaille au Salon de Paris en 1883, la médaille d’or du département en 1893, la médaille d’or de l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Hors concours, elle est membre du jury du Salon des artistes français, reçoit le Prix de la ville de Rouen en 1909, le diplôme d’honneur à l’Exposition régionale et coloniale de Rouen en 1896.

Son frère Alphonse Guilloux dont le siège est rue Denfert-Rochereau à Paris réalise près de 40 monuments en Seine-Maritime (Caudebec-les-Elbeuf le 3 décembre 1922, Pavilly, Ecole Normale avec Victorien Lelong, directeur de l’Ecole régionale des Beaux-Arts, Duclair le 23 octobre 1921, Bolbec, Bonsecours le 13 avril 1919, Fontaine-le-Bourg le 6 août 1922). Il est chevalier de la Légion d’honneur en 1921, officier, de l’ordre de Léopold II en 1923.

Louis Rose, né en 1861, est officier d’académie, professeur-adjoint de sculpture à l’Ecole régionale des Beaux-Arts, chevalier de l’ordre de Léopold II en 1923. Si Albert s’occupe de la conception, Rose a un rôle plus flou, sculpteur, décorateur, sa spécialité est la taille de pierre.

Cette entreprise est spécialisée dans la sculpture sur pierre, sur bois et sur marbre, la réalisation de corniches, plafonds et cheminées, tous les éléments décoratifs comme staff, marbrerie, moulages. Elle est bien connue sur la place de Rouen puis qu’elle a obtenu nombre de marchés avec la ville : en 1911, le nettoyage des plaques de la fontaine Saint Jean-Baptiste, celui de la Plaque Jeanne d’Arc sur le pont Boeildieu, celui de la plaque natale d’Albert Lambert, celui de la plaque Jeanne d’Arc apposée sur la halle de la Place du Vieux Marché.

Le 15 septembre 1915, la maison Guilloux et Rose s’engage à apposer une plaque dans la galerie du premier étage de la mairie. Le 26 novembre 1915, l’entreprise est donc commissionnée pour réaliser la plaque en staff pour les employés des services municipaux « Morts pour la France », à savoir deux cadres avec un cartouche dans les angles, des guirlandes de lauriers se reliant au couronnement, composé d’un cartouche avec drapeaux et armes de guerre pour la somme de 790 francs. En septembre 1931, elle obtient la réalisation d’un nouveau mémorial des employés de la mairie en marbre bleu turquin le moins veiné et le moins teinté possible, une plaque à réaliser dans un motif architectural accessoire. Ce travail est posé au bas de l’escalier central de l’hôtel de ville le 23 février 1933 pour 7 816 francs. Il est composé de deux plaques de marbre Lunel de 2 mètres 16 sur 1 m 40. En 1933, la maison Guilloux et Rose est alors domiciliée au n°12 rue des fossés Saint-Yves. En 1935, seul Louis Rose est référencé à l’adresse du n°12 rue des fossés Saint-Yves en 1935 comme sculpteur, spécialiste en staff, pierre, bois, marbre, simili pierre, ciment et moulages divers.

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[Sources : Bulletin religieux de l'Archidiocèse de Rouen, 22 mars, 5 avril & 19 avril 1919]
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[Sources : Jounral de Rouen, 28 novembre 1915]
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[Sources : Jounral de Rouen, 29 janvier 1916]
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[Sources : Jounral de Rouen, 9 mars 1919]

L'architecte du Monument aux Morts

architecte
Auteur d'un ouvrage : « Vieux hôtels de Rouen des XVIIe et XVIIIe siècles » avec Marcel Boulanger, édition Hessling, 36 pages [Sources : Pierre Chirol, Hommage à nos morts : Edouard Delabarre, Précis de l'Académie, 1951-1953, p.291-292]

Il obtient une mention au salon avec le carton du vitrail, la Glorification puis une médaille d’or à l’Exposition nationale de Rouen en 1896 pour un projet de grille en fer forgé. Il obtiendra aussi une médaille d’argent à l’Exposition municipale de Versailles.

voyage
Voyage d’étude interscolaire à Rouen en juillet 1926 du Conseil de la Grande Masse et de Massiers et Massières d’ateliers de l’École des Beaux-Arts de Paris sous le patronage d’Édouard Delabarre (1871–1951), chef d’atelier à l’École d’Architecture de Rouen.
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